★ LETTRE DE JEAN
À Forest, le 28 mai 2026.

Mon azur, mon coquillage, ma crevette,
J’ai trop chaud.
Je veux aller à la plage avec toi.
Tu as thon mayo ?
Non – zut – je dois travailler.
C’est l’heure de t’envoyer des nouvelles, et je suis paumé·e.
Je ne sais pas par où commencer.
Salade ? Tomates ? Oignons ?
Sea, sex and sun ?
Ici on fait encore mille choses en juin.
J’aurais pu te parler de cette conférence gesticulée sur ce qui tient les classes populaires loin de la culture bourgeoise, j’aurais pu te dire un mot de la fête de la musique (où on pédalera pour faire sortir le son des hauts-parleurs 🔈🚲), j’aurais pu te raconter les bananes géantes (et autres trucs baroques qu’on construit avec Charlotte et les personnes qui viennent prendre leur douche à DoucheFLUX), j’aurais pu faire un focus sur le théâtre avec des tout petits (moins d’un mètre de haut), j’aurais pu m’attarder sur une légende de la no-wave américaine des années 1980 qui fait halte au BRASS au milieu de sa tournée européenne (j’ai pas bien compris comment ça s’est mis ici :-)…
En tout cas, j’ai beau être tous les jours dans cette drôle de cuisine, je n’arrive toujours pas bien à comprendre comment se fricote cette étonnante tambouille qui trouve un équilibre improbable entre projets de quartier à vocation sociale et propositions artistiques aux ambitions internachonales 😎
Mais là j’ai trop chaud.
On va à la plage ?
Ton Jean
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